Formation en relation d’aide au Québec : université ou école privée ?

by | Mar 11, 2026 | Ressources & outils NG | 0 comments

Au Québec, la formation en relation d’aide peut s’effectuer dans un cadre universitaire menant à un titre professionnel réglementé, ou dans une école privée spécialisée en accompagnement et développement humain comme l’Institut N.G. Ces deux parcours répondent à des objectifs professionnels distincts et s’inscrivent dans des cadres légaux différents. Comprendre ces différences est essentiel avant de s’engager dans une formation.

La distinction principale repose sur trois éléments : la reconnaissance professionnelle, le champ d’exercice autorisé et l’encadrement réglementaire applicable

Reconnaissance professionnel et statut du diplôme

Dans un parcours universitaire, le diplôme est délivré par un établissement reconnu par le ministère de l’Éducation du Québec. Selon le programme suivi (psychologie, travail social, psychoéducation, sexologie, orientation, etc.), il peut donner accès à un ordre professionnel. Le titre obtenu est alors protégé par la loi et encadré par un code de déontologie ainsi que par des obligations de formation continue.

Une école privée en relation d’aide délivre quant à elle une attestation ou un diplôme institutionnel. Le titre de « thérapeute en relation d’aide » n’est pas réservé par un ordre professionnel au Québec. L’exercice repose donc sur le respect des limites légales prévues par la Loi 21 ainsi que, dans certains cas, sur l’adhésion à une association professionnelle. Toutes les formations privées ne permettent pas nécessairement cette admissibilité. Certaines écoles structurent leur programme de manière à répondre aux critères d’admissibilité d’associations professionnelles reconnues au Québec. C’est notamment le cas à l’Institut NG, où les parcours sont structurés de manière à permettre aux diplômés, selon la formation choisie, de déposer une demande d’adhésion auprès d’associations professionnelles telles que l’ANQ et/ou RITMA (notamment dans le cadre de la certification MARA).

La différence fondamentale ne concerne pas la valeur humaine de la formation, mais le statut juridique du titre obtenu.

Durée et structure du parcours

Un programme universitaire s’échelonne généralement sur trois à cinq années d’études à temps plein, selon le diplôme visé. Il comprend des cours théoriques approfondis, des stages obligatoires supervisés, des exigences académiques structurées et une formation méthodologique encadrée.

Une formation privée en relation d’aide propose un format plus flexible. La durée varie selon le programme, souvent répartie sur plusieurs centaines ou milliers d’heures. À l’Institut NG, ces formations sont offertes à temps partiel, en ligne ou en formule hybride, ce qui facilite la reconversion professionnelle.

La structure pédagogique diffère également. L’université met l’accent sur l’analyse théorique, la recherche et l’intervention encadrée par des actes réservés. L’école privée met davantage l’accent sur le développement des compétences relationnelles, la pratique d’entretien d’aide et l’intégration progressive d’outils d’accompagnement.

Objectif professionnel et champ d’exercice

Le choix entre université et école privée dépend principalement du projet professionnel visé.

Un diplôme universitaire permet, selon le programme, d’exercer une profession réglementée. Les membres d’un ordre professionnel peuvent poser certains actes réservés définis par la loi, notamment en matière d’évaluation et, pour certains titres, de psychothérapie.

Une formation privée en relation d’aide prépare à intervenir dans un cadre d’accompagnement et de soutien. Les diplômés peuvent exercer en pratique privée, en milieu communautaire ou dans des contextes d’accompagnement individuel ou de groupe. Ils ne peuvent toutefois ni poser de diagnostic de trouble mental ni exercer la psychothérapie, activités réservées à des professionnels autorisés.

La distinction fondamentale repose donc sur le champ d’exercice : intervention réglementée pour l’université, accompagnement non réservé pour l’école privée.

Accès aux assurances et reconnaissance par les assureurs 

Les professionnels membres d’un ordre peuvent émettre des reçus correspondant à leur titre professionnel, généralement reconnus par les assureurs sous des catégories telles que psychologie, travail social ou psychoéducation.

Les praticiens formés en école privée peuvent, selon les critères des associations professionnelles auxquelles ils adhèrent, émettre des reçus pour services d’accompagnement ou de relation d’aide. Les modalités varient selon l’association, le type de certification détenu et les politiques des compagnies d’assurance.

À l’Institut NG par exemple, les parcours ont été structurés afin de répondre aux critères d’admissibilité de certaines associations professionnelles reconnues au Québec. La formation de 550 heures permet aux diplômés de déposer un dossier auprès de l’ANQ, tandis que le parcours avancé de 1150 heures est conçu pour répondre aux exigences d’admissibilité de l’ANQ et/ou du Groupe RITMA dans le cadre de la certification MARA.

Cadre réglementaire au Québec et Loi 21

Depuis l’adoption de la Loi 21, certaines activités liées à la santé mentale sont strictement encadrées au Québec. La psychothérapie constitue un acte réservé et ne peut être exercée que par des professionnels autorisés.

Les formations universitaires menant à un ordre professionnel intègrent ces actes dans un cadre légal spécifique et structuré.

Les écoles privées en relation d’aide doivent former leurs étudiants à comprendre et respecter ces limites. L’exercice de la relation d’aide demeure légal tant qu’il ne comporte pas d’actes réservés, notamment la psychothérapie ou le diagnostic de trouble mental.

Au Québec, la différence entre une formation universitaire en intervention psychosociale et une formation privée en relation d’aide repose principalement sur le statut légal du titre obtenu et sur l’accès aux actes réservés définis par la Loi 21.

Quel choix privilégier ?

Il n’existe pas de parcours universellement supérieur. Le choix dépend du projet professionnel, du contexte d’exercice souhaité et du niveau d’encadrement recherché.

Une personne souhaitant exercer une profession réglementée avec accès aux actes réservés devra s’orienter vers l’université.

Une personne désirant pratiquer l’accompagnement dans un cadre non réservé, en pratique privée ou en milieu communautaire, peut se diriger vers une école privée spécialisée en relation d’aide comme l’Institut N.G.

La décision doit donc s’appuyer sur une compréhension du cadre réglementaire québécois, des objectifs professionnels visés et du type d’intervention souhaité.

En résumé :

La formation en relation d’aide au Québec se décline en deux grandes voies : le parcours universitaire menant à un titre réglementé et la formation privée orientée vers l’accompagnement. Ces options ne poursuivent pas le même objectif et ne donnent pas accès au même champ d’exercice.

Choisir entre université et école privée implique d’évaluer la reconnaissance professionnelle recherchée, la durée du parcours, le cadre légal applicable et les perspectives d’employabilité visées.

Une compréhension éclairée de ces distinctions permet d’effectuer un choix cohérent et conforme au contexte réglementaire québécois.