Illustration représentant le chemin intérieur de celles et ceux qui apprennent à se choisir en relation d’aide

Apprendre à se choisir sans culpabilité

Pendant longtemps, j’ai pris mes décisions en fonction des autres. Je faisais ce qu’on attendait de moi. J’agissais comme je pensais qu’il fallait agir. Bref, je suivais un chemin déjà tracé. Peu à peu, sans trop comprendre pourquoi, je me suis refermée. La frustration s’est installée. Silencieusement. Et j’ai avancé comme ça pendant des années.

Jusqu’au jour où quelqu’un m’a posé une question toute simple, mais déstabilisante :
« Qu’est-ce que toi, tu veux vraiment ? »

J’ai figé. Et honnêtement, il y a de fortes chances que tu figes aussi. Parce que se choisir, ça ne va pas de soi quand on a appris à se mettre en dernier.

Pourquoi se choisir est si inconfortable au départ

Se choisir, ce n’est pas juste une décision. C’est un véritable réapprentissage intérieur. Pendant longtemps, j’analysais tout en fonction de l’impact sur les autres :
Est-ce que ça va leur faire plaisir ? Ça va déranger ? Créer un malaise ?

Penser uniquement à moi, à la place de penser aux attentes extérieures, demandait un effort immense. En fait, je ne savais même plus ce que je voulais. Et c’est là que le malaise s’installe. Parce que quand on ne se choisit jamais, on finit par se perdre soi-même.

Pour prolonger la réflexion, tu peux aussi lire notre article sur la charge mentale et ses impacts invisibles.

Se choisir, ce n’est pas être égoïste

 

Au début, se choisir donne parfois l’impression d’être égoïste. Par contre, cette impression est trompeuse. Être la personne la plus importante dans sa propre vie, ce n’est pas un excès. C’est un équilibre. Après tout, c’est ta vie. Et c’est normal d’y tenir le premier rôle. Encore aujourd’hui, je retombe parfois dans mes anciens réflexes. Mais, en général, je prends davantage le temps de me demander :
Qu’est-ce qui fait du sens pour moi, ici et maintenant ?

Dire ce qu’on veut vraiment : le premier pas concret

Ça commence souvent par quelque chose de très simple… et très difficile à la fois :
dire ce qu’on veut.

Dire que tu préférerais un autre film. Dire que ce resto-là, ce soir, ça ne te tente pas. Dire que tu as besoin de rester chez toi, en pyjama, sans te justifier. Dire que tu n’es pas d’accord.

Et surtout, accepter ce que tu viens de dire.

Parce que pour te choisir, il faut d’abord t’assumer. Écouter tes envies. Accueillir tes émotions. Faire confiance à ta petite voix intérieure. Elle se trompe rarement. Cette capacité d’écoute est au cœur de la gestion émotionnelle, un pilier essentiel en relation d’aide et en développement personnel.

Oser expérimenter, même quand ça dérange

Ce n’est pas toujours doux. C’est aussi accepter que certaines décisions fassent mal.

S’aimer, se choisir, se transformer, c’est :

  • Se permettre d’expérimenter,
  • Accepter de se tromper,
  • Recommencer autrement,
  • Parfois décevoir,
  • Parfois mettre fin à des relations,
  • Parfois souffrir… pour grandir.

Et oui, ça peut déclencher des réactions. Mais rester fidèle à soi-même a souvent un prix et ce prix-là est parfois nécessaire.

Sortir de sa zone de confort, sans s’y brûler, demande du discernement. Nous en parlons dans notre article dédié à la zone de confort et à la croissance personnelle.

Se choisir avec honnêteté et humilité

Se choisir, ce n’est pas se croire parfait. C’est exactement l’inverse. C’est être capable de reconnaître ses forces, tout en accueillant ses zones plus fragiles. C’est se voir dans ses bons coups, mais aussi dans ses limites. C’est s’aimer même quand on n’y arrive pas. Même quand c’est trop lourd. Parfois, se choisir, c’est avancer. D’autres fois, c’est s’arrêter. S’asseoir dans sa zone de confort. Respirer. Se reposer. 

Cette posture est directement liée à la proaction plutôt qu’à la réaction, un thème central dans nos formations et accompagnements.

Se choisir, un pas à la fois

En réalité, se choisir, ce n’est pas viser la perfection. C’est avancer à son rythme. Avec des hauts et des bas. Avec des détours. Avec de la bienveillance envers soi-même. C’est apprendre à se connaître dans toutes ses dimensions. C’est s’accueillir, s’accepter, se respecter. Et surtout, passer à l’action pour soi, même imparfaitement.

Si cette réflexion résonne en toi, sache que cette posture est au cœur de notre approche.

Source d’inspiration : Émilie Lalo; Yannick Delorme